Hier, dimanche 30 avril, se déroulait la Cérémonie du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation. Sur l’esplanade des communes Compagnon de la Libération du parc Paul Mistral de Grenoble, nous étions nombreux réunis devant le Monument aux Déportés pour ne jamais oublier l’horreur des camps qui a bouleversé à jamais l’histoire moderne et contemporaine, les si nombreuses victimes de la barbarie, mais aussi tous ces hommes et toutes ces femmes qui se sont battus et ont fait de leur récit de vie un récit d’Histoire et de mémoire. Et, plus que jamais, les paroles de « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat et le « chant des marais » nous saisissent, comme un intime écho et un rappel de cette nécessité si forte de défendre la Mémoire. Car c’est à ce prix, celui de ne jamais oublier, que nous pourrons nous tourner vers l’avenir et défendre nos idéaux de liberté, de tolérance, de croyance en l’humanité, face aux risques des extrémismes, du repli et de la tyrannie.

Quelques jours auparavant, j’ai tenu à assister à la cérémonie religieuse du Souvenir des victimes et héros de la Déportation à la synagogue Bar Yohai. A cette occasion, le rabbin Nissim Sultan a prononcé un discours particulièrement engagé, rappelant le danger du silence dans une période de montée très inquiétante de l’extrémisme dans notre pays.

J’étais aussi présent au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère pour la cérémonie commémorant « Yom HaShoah », au cours de laquelle six bougies ont été allumées à la mémoire des six millions de Juifs exterminés durant la Seconde Guerre Mondiale. A cette occasion, les noms de 90 enfants juifs arrêtés en Isère puis déportés dans les camps ont été lus par des élèves de primaire et du collège, rappelant à nos mémoires, avec horreur et indignation, que seuls cinq d’entre eux ont survécu.

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