C’est avec une émotion particulière que j’ai appris le décès à l’âge de 97 ans du colonel Fred Moore, l’un des derniers Compagnons de la Libération et dernier chancelier de l’Ordre de la Libération.
Héros de la Seconde Guerre Mondiale, ce proche du général de Gaulle vécut la grande épopée de la France libre. Fred Moore, que j’ai eu l’honneur de recevoir à de nombreuses reprises à Grenoble, ville faite Compagnon de la Libération en 1944, était doté d’un esprit vif et brillant, et d’une mémoire toujours intacte malgré son âge avancé.
Délégué national du Conseil national des communes Compagnon de la Libération jusqu’en janvier de cette année, ses fonctions successives l’amenèrent en effet régulièrement dans notre ville pour assister à des cérémonies commémoratives. En novembre 2015, il remit à Grenoble les insignes de la Légion d’honneur à mon ami et ancien adjoint délégué au devoir de mémoire Jean-Michel Detroyat.
Humble, loquace et d’un contact très facile, je me souviens des nombreuses anecdotes qu’il aimait raconter de manière passionnée et passionnante sur les années de guerre ou sur sa relation avec le général de Gaulle. Ainsi, élu député en 1958, il fut reçu à l’Elysée par le premier président de la Vème République en ces termes : « alors Moore, toujours Français libre ! ».
Retraçant son parcours unique dans un livre paru il y a quelques années, il avait tenu à me faire une dédicace qui m’avait particulièrement ému et marqué : « Pour Michel Destot, en témoignage de mon amitié et avec mes félicitations pour tout ce qu’il a fait pour que le souvenir des Compagnons de la Libération perdure et que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais ».
Je tiens à adresser à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances.
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