Défendons nos territoires
Samedi matin, j'ai présidé à la Mutualité à Paris la première séance du Conseil national du Parti socialiste après les élections régionales. L'occasion pour moi de saluer très amicalement tous les présidents élus ainsi que mon camarade Jacques Bigot pour sa belle et digne campagne en Alsace.
Le résultat des élections régionales est non seulement le reflet du bon bilan et des bons projets menés par les équipes en région mais aussi celui du rassemblement de la gauche, des progressistes et des écologistes et marque fortement le rejet de la politique du Président de la République et du gouvernement.
Nous nous sommes bien évidemment réjouis du résultat de ces élections, sans précédent dans l'histoire politique de notre pays, qui a vu à l'exception de l'Alsace, l'ensemble des régions de France métropolitaine donner leur confiance à la gauche. Mais comment ne pas voir aussi à travers ceux-ci, un signe de désespoir et de résignation accentué par la crise, avec le retour du Front national, avec un niveau exceptionnellement élevé de l'abstention notamment dans les quartiers populaires.
Tirons-en tous les enseignements, toutes les conclusions pour l'avenir et notamment au plan national pour 2012, en termes de projet, en termes de stratégie et surtout en message d'espoir pour les plus fragiles de nos compatriotes.
Ce Conseil national était suivi d'un rassemblement des élus socialistes et républicains pour la "défense des territoires" lors duquel le thème des métropoles était abordé. Après avoir évoqué la place des villes dans une société mondialisée, les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels elles sont confrontées, j'ai souligné le rôle essentiel de ces dernières dans la mise en œuvre d'un mieux "vivre et agir ensemble".
J'ai rappelé que par le passé les villes avaient déjà été les grandes oubliées des lois de décentralisation Raffarin II et posé la question de savoir si, après le "holdup" sur la taxe professionnelle qui coupe de lien entreprises-territoires et la dynamique de développement associée, qui prive les collectivités de ressources pérennes, l'on va à nouveau manquer l'occasion d'un acte III de la décentralisation et ne jouer malheureusement que l'acte I de la recentralisation ?
Quant à la Métropolisation, si l'on ne souhaite pas qu'elle soit une illusion perdue, pourquoi la bâtir à partir de critères purement démographiques qui ne reflètent ni le véritable dynamisme (économique, universitaire, éducatif, culturel…) ni la réalité de l'organisation d'un territoire (logements, transports, déplacements, éducation, santé…).
Je vous invite à voir la vidéo de mon intervention. (placer le curseur à 17'10'')
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