Le musée de Brooklyn a programmé une exposition particulièrement intéressante sur Frida Kahlo, cette grande et surprenante artiste peintre mexicaine du XXième siècle.
L’occasion de mieux connaître cette personnalité au parcours hors du commun.
De père allemand et de mère mexicaine, Frida Kahlo, de santé fragile, souffrant de poliomyélite dès l’âge de 6 ans, subit de nombreuses interventions chirurgicales suite à un grave accident de bus. Elle se forme elle-même à la peinture avant d’épouser Diego Rivera, mondialement connu pour ses peintures murales.
Elle adhère au Parti Communiste Mexicain, s’engageant avec force et conviction dans l’émancipation des femmes dans une société mexicaine alors particulièrement machiste.
C’est dans sa « maison bleue » familiale de Mexico, qu’elle créa la majeure partie de ses œuvres et qu’elle accueillit Trostky avec qui elle eut une liaison passionnelle passagère.
Proche de Breton, de Picasso et de Kandinsky, elle se défendit pourtant toute sa vie d’être surréaliste comme on aimait la classer « Ce n’est pas juste. Je n’ai jamais peint de rêves. Ce que j’ai représenté, c’était ma réalité », faisant part à l’occasion de son profond dégoût pour les intellectuels parisiens.
Son œuvre comporte de nombreux tableaux, souvent de petite format, dont 55 autoportraits, témoignant souvent de sa souffrance physique et morale.