Cette élection présidentielle n’a sans doute jamais été aussi porteuse de perplexité et d’inquiétudes. Elle s’inscrit dans un climat mondial menaçant après l’élection de Donald Trump, après le fracas du Brexit et avec un président russe qui semble s’affranchir toujours plus du droit international. Dans ce contexte, je refuse que l’on laisse dériver sans sourciller l’iceberg si périlleux de l’extrémisme et du repli identitaire.

Le risque de victoire du FN dont les idées seraient catastrophiques pour notre économie et notre modèle de société, et le durcissement des positions d’une certaine droite qui peut encore l’emporter malgré des dérives invraisemblables aux yeux de la morale politique, doivent nous mobiliser. Comme beaucoup, je refuse que la France, le soir du premier tour, offre aux yeux du monde entier un duel des ultra-conservatismes ou des extrêmes.

C’est pour cela que j’appelle à un choix de valeurs et de convictions. Un choix nécessaire d’orientation à l’échelle nationale pour la présidentielle et pour les législatives qui suivront.
Pour moi, j’entends rester en cohérence avec ce qui a guidé chacun de mes engagements, en tant que maire à Grenoble, en tant que député à l’Assemblée nationale, en tant que militant et responsable du Parti socialiste, qui est ma famille politique, que les vents soient favorables ou contraires. Et c’est d’ailleurs parce que la situation s’annonçait difficile que les militants de la 3ème circonscription de l’Isère m’ont désigné pour être candidat en juin prochain ! Je l’ai fait en annonçant que je m’attacherai à rassembler les électeurs de gauche et de progrès, et plus largement tous ceux qui refusent les dérives populistes et la facilité de l’entre soi ou du sectarisme.
Héritier de la voie tracée par Michel Rocard, j’appartiens à cette sensibilité qui prône un socialisme démocratique et réformiste, un socialisme qui croit au dialogue citoyen, qui croit à la construction d’une Europe sociale et de paix, qui reste plus que jamais ouvert au progrès, qui doute que l’on puisse redistribuer ce que nous ne produisons pas, et qui ne cesse d’imaginer des nouvelles formes de gouvernance et de régulation pour faire face aux transformations et aux grands défis du 21ème siècle.
En cohérence avec mes valeurs et mes convictions de toujours, je souhaite donc contribuer plus que jamais à faire peser les idées de la social-démocratie.

Cette orientation ambitieuse et exigeante se refuse aux limitations de l’immédiateté, de l’émotion et des séductions. Les replis individuels, le leurre du jeu des allégeances, nous détournent de ce que doit être notre réel objectif. Le véritable enjeu c’est de s’assurer que l’on puisse encore représenter et faire vivre des idéaux : ceux du progrès et des solidarités, et plus encore les valeurs fondamentales de notre République. Cela nous impose d’ôter nos œillères, de regarder autour de nous et de voir qui peut nous rassembler et rassembler les Français.

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