Grenoble École de Management a organisé ce vendredi une intéressante conférence animée avec allant par Gilles Toureng autour de la thématique du sport au cœur de la dynamique des territoires.

D’entrée, Loïc Roche, DG de GEM, plantait le décor en rappelant ce que le sport véhicule de valeurs et porte de facteurs de cohésion et de rayonnement pour les territoires.
Tour à tour, David Smetanine, champion olympique, Marie Dorin, championne du monde et Martine Koly, ancienne grande sportive et VP du Conseil Départemental 38 témoignaient à travers leur parcours de sportifs de haut niveau et leurs engagements auprès des collectivités de la place essentielle du sport dans la promotion personnelle comme collective de nos concitoyens.

Après les interventions de François Leccia, directeur de l’institut sport et management à GEM et Maître Sebastien Villemagne, évoquant les rapports des sportifs de haut niveau avec l’enseignement supérieur et les contraintes juridiques entre sport et collectivités, il me revenait de conclure avec l’exemple de la candidature de Grenoble aux JO d’hiver de 2018.

Je rappelais mon engagement pour que Grenoble accueille, 50 ans après les JO de 1968, l’un des plus beaux événements planétaires sportifs.
Parce-qu’à Grenoble, on aime profondément les valeurs du sport et de l’olympisme: dépassement de soi, solidarité, goût de l’effort, bonheur d’être ensemble…
Parce-qu’à Grenoble, on pouvait construire un projet olympique de développement durable: avec des Jeux sans voiture ni carbone, une compacité des sites, des infrastructures et des équipements 100% utiles pour le territoire.
Parce-que les Jeux confèrent à la ville organisatrice une image internationale et une attractivité décuplée dont tirent profit tous les citoyens de son territoire.

Malheureusement, on le sait, malgré un dossier évalué comme le meilleur dans la compétition nationale, le CNOSF a finalement privilégié des critères « politiques » conduisant à un non choix et à un échec cuisant de la France dans la compétition mondiale.
Amertume? Non. Regret pour Grenoble et mon pays? Oui, bien sûr, mais aujourd’hui effacé par le succès de Paris (après 2 échecs de la France) pour l’organisation des JO d’été de 2024.
Une candidature d’hiver est donc reportée à beaucoup plus loin mais ne doit pas être abandonnée!