Un spectre hante les peuples européens: le déclassement ou pire la marginalisation.
Les inégalités ont augmenté dans presque tous les pays du monde depuis 40 ans. Les 1% les plus riches concentrent aujourd’hui 12% de richesses de plus qu’en 1980.

Dans ce contexte de mondialisation généralisée où les progrès techniques modifient le travail et nos conditions de vie, où la transition numérique s’accélère et où la menace du changement climatique devient critique, les forces progressistes ont du mal à apporter des solutions concrètes.
L’Europe comme la France n’ont plus de projet.

Ce sont les chefs des grandes entreprises et leurs relais qui expliquent combien la mondialisation a aidé la croissance des marchés et des revenus, permettant à des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté dans les pays en voie de développement.
Mais le problème majeur de ce discours libéral est qu’il passe sous silence les drames sociaux, écologiques et humains ainsi que l’immense accroissement des inégalités qui accompagnent le développement du capitalisme financier mondial.
Mais, en réponse, le projet social-démocrate ne peut- être seulement national et européen. Il doit être mondial. Il est en effet illusoire et contraire à nos valeurs de se satisfaire de bâtir une société plus riche et plus égalitaire dans notre coin de planète et de ne pas traiter aussi la misère et la violence de « l’autre monde ».

Les inégalités auxquelles nous faisons face puisent leurs origines dans les errements de la régulation mondiale aux plans économique, social et environnemental.
Aussi, les prochaines élections européennes ne sauraient se réduire à un référendum pro ou anti Macron ou bien à un discours pro ou anti migrants.

Un nouveau projet européen doit être porté par les progressistes qui veulent que notre continent pèse par sa puissance économique et sociale dans le concert des nations pour imposer une régulation politique mondiale conforme à nos valeurs à nos convictions.
Le temps presse. Ne cachons plus à nos concitoyens l’ampleur de la tâche.
C’est à cette réflexion essentielle qu’avec mon club Inventer À Gauche, nous nous employons aujourd’hui.
Au regard de l’histoire, les vrais vainqueurs seront ceux qui auront donné du sens à notre destin mondial.