Il y a de nombreuses voies d’ascension du Mont-Blanc.
Si l’on veut éviter les vois normales ou classiques les plus fréquentées, il faut accepter de se confronter à des passages techniquement plus difficiles et à des itinéraires plus longs.
C’est le choix fait par mon fils Matthieu le WE dernier. Parti des Houches samedi après-midi, il a été contraint de bivouaquer à Plan Glacier (faute de place au refuge Durier) à 2680m atteint par une traversée peu évidente à partir de Bellevue (1800m) passant sur le flanc SW de l’arête du Tricot.

Départ dimanche matin à 1h20, montée raide sur croupes rocheuses et glacier de Miage au refuge Durier (3370m) atteint à 4h, ascension mixte (rocher et glace) de l’Aiguille de Bionnassay (4050m) et sommet à 6h, traversée de l’arête très effilée de Bionassay jusqu’au Piton des Italiens (jonction avec la voie italienne des Aiguilles grises) et poursuite jusqu’au Dôme du Goûter (4300m) atteint à 7h15. De là, montée au sommet du Mont-Blanc (4810m) par les voies normales des Bosses. Arrivée à 8h30.
Descente sur le refuge du Goûter (3820m) atteint à 9h45, puis au Nid d’Aigle (2370m) et à Bellevue (1800m). Arrivée à 12h30 !

Avec un dénivelé positif total de 3150m !

Pour avoir fait, il y a quelques années, cette course magnifique, mais longue et difficile (à partir du refuge Durier) avec mon guide Jean-Louis Mercadié, je reste bluffé par la rapidité avec laquelle Matthieu a réussi à boucler l’affaire. Et ce, malgré une vie professionnelle épuisante à travers le monde.

Chapeau l’artiste !