J’ai appris avec une grande émotion la disparition d’Henri Minczeles : une très belle personne, un homme généreux, à l’esprit élégant et discret.

Il était venu plusieurs fois à Grenoble et je me souviens avec force des échanges avec lui, teintés de son engagement socialiste de la première heure (au sein du Bund) et de son irrépressible action pour le devoir de mémoire. Je me souviens tout particulièrement de cette année 98, lorsqu’il était venu dans notre ville pour animer avec son ami Yves Plasseraud plusieurs conférences organisées par le Comité de Jumelage  Grenoble-Kaunas, à  l’occasion d’une exposition sur le ghetto juif de Kaunas et le Fort N°9 de Kaunas, ce lieu d’extermination pendant la 2nde guerre mondiale devenu aujourd’hui lieu de mémoire.

De ses conférences, de ses nombreux ouvrages, nourris de son vécu et de ses études, j’ai pu découvrir toute la dimension de la grande histoire de ce « petit » pays qu’est la Lituanie, une histoire sans merci qui est aussi celle de ma belle-famille. Et c’est pourquoi je ne peux qu’associer mon épouse Marie, qui appréciait tant Henri Minczeles, à tous les sentiments profonds que je veux adresser à sa famille et à ses proches.

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